Rencontre de secteurs clé avec les éminentes personnalités de la CARICOM, à l’aune de la ligne droite de Charlito Baker
Rencontre de secteurs clé avec les éminentes personnalités de la CARICOM, à l’aune de la ligne droite de Charlito Baker
Par notre correspondant à Port-au-Prince (ENGLISH FOLLOWS)
PORT-AU-PRINCE — Le 23 janvier 2026, le
dialogue entre le secteur syndical haïtien et les personnalités de la CARICOM
s’est déroulé dans une atmosphère de gravité et d’espoir. Cet entretien
stratégique, majeur dans le contexte d’une transition politique incertaine,
résonnait avec la "ligne droite" de Charlito Baker, parmi les cinq
propositions qui servent de cadre à la réflexion collective pour sortir Haïti
de la crise.
1. Reconnaître l’urgence de l’union nationale
La réunion a immédiatement mis en la
nécessité pour Haïti de dépasser les divisions historiques et de rassembler
l’ensemble des forces vives. Les syndicats, représentés par Jacques Anderson
Desroches, Joseph Montes, Yvelt Adme re, Jean Bonal G. Fatal, Marc Dorvil,
Jacques Belzin et Fritz Charles, ont insisté sur le caractère inédit de leur
alliance avec les chambres de commerce régionales. Ces deux piliers de la
société se présentent comme un levier pour une gouvernance plus inclusive et
stable.
2. Adhérer à une méthode simple et
transparente
La coalition syndicale et patronale a été
saluée par la CARICOM — Kenny Anthony, Perry Christie, Colin Granderson — pour
la clarté et la transparence du protocole de négociation en cours
d’élaboration. L’ambition est d’éviter la complexité des arrangements à
plusieurs têtes, qui a trop souvent paralysé l’action publique. Chaque étape,
chaque document — feuille de route, Accord politique, TDR Conseil de
surveillance — vise à assurer une méthodologie lisible et accessible à tous les
partenaires.
3. Vérifier la représentativité de la
gouvernance proposée
Baker insiste sur la légitimité comme
fondement. Ici, la question du choix d’un président — issu de la société civile
élargie ou de la Cour de cassation — se trouve au cœur du débat. Syndicats et
chambres de commerce prônent une élection collégiale, garantissant une
représentation large, tandis que la CARICOM souligne la nécessité d’assurer la
mobilisation d’autres parties prenantes, qu’il s’agisse du Groupe des 10
(secteur politique), d’associations patronales ou de la société civile
organisée.
4. Accélérer la transmission et la mise en
œuvre
La stratégie de la coalition vise une action
rapide : actualisation du calendrier d’activités, transmission progressive des
drafts et documents à la CARICOM, et programmation d’une prochaine réunion dans
la semaine. Les partenaires internationaux (USA, France, Canada, OIF, Religion
pour la Paix, BINUH) sont invités à accompagner le processus en qualité
d’observateurs et facilitateurs. Cette démarche résonne fortement avec la le
consensus entre les cinq propositions de passer de la planification au concret
sans délai inutile.
5. Garantir le suivi et l’évaluation, refuser
le statu quo
Enfin, fidèle à la cinquième proposition, les
participants ont acté la permanence des travaux, la soumission régulière de
rapports, et la mise en place d’un comité technique chargé de synthétiser les
propositions et de fédérer les divergences. L’inclusion de Laurent Saint-Cyr,
pont entre le CPT et les associations patronales, atteste d’une volonté
d’assurer la traçabilité et la coordination. La réunion s'est conclue sur la
promesse d’un suivi rigoureux et d’une veille constante contre tout risque de
stagnation.
La rencontre actuelle s’inscrit dans un
processus de négociation consensuelle qui, sans suivre parfaitement la ligne
droite d’un parcours constitutionnel idéal, cherche néanmoins à s’en
rapprocher. Les compromis discutés représentent une légère inflexion par
rapport au chemin strictement juridique et institutionnel recommandé par Baker,
avec pour président le juge de cassation Jules Cantave. L’effort demeure de
concilier la rigueur du droit avec les contraintes politiques et sociales du
moment.
Même si l’on ne peut pas encore parler d’une
« ligne droite » au sens strict, les principes mis en avant restent en profonde
résonance avec les recommandations de Baker : recherche de la simplicité
institutionnelle, union des forces politiques essentielles, dialogue continu
entre les principaux acteurs, réelle représentativité des instances mises en
place, capacité d’action concrète et mécanismes de suivi crédibles. Les
ajustements consentis dans le cadre des négociations visent moins à contourner
ces principes qu’à les rendre applicables dans un contexte particulièrement
fragile.
Ainsi, cette étape peut paraître modeste,
parfois imparfaite, et même légèrement en biais par rapport à l’orthodoxie
constitutionnelle idéale. Mais pour de nombreux participants, elle n’en demeure
pas moins porteuse d’espoir. C’est un petit pas pour Haïti, un pas encore
hésitant et négocié, mais qui pourrait, s’il est consolidé et suivi d’actions
cohérentes, devenir un grand pas vers une stabilité démocratique plus solide et
plus durable.
Key sectors
meet with prominent CARICOM personalities in light of Charlito Baker's straight
line
By our correspondent in Port-au-Prince
PORT-AU-PRINCE — On January 23, 2026, the dialogue between the Haitian trade
union sector and CARICOM personalities took place in an atmosphere of gravity and
hope. This strategic meeting, which was major in the context of an uncertain political
transition, resonated with Charlito Baker's "straight line", one of the
five proposals that serve as a framework for collective reflection to get Haiti
out of the crisis.
1.
Recognize the urgency of national unity
The meeting immediately made it necessary for Haiti
to overcome historical divisions and bring together all the living forces. The unions,
represented by Jacques Anderson Desroches, Joseph Montes, Yvelt Adme re, Jean Bonal
G. Fatal, Marc Dorvil, Jacques Belzin and Fritz Charles, insisted on the unprecedented
nature of their alliance with the regional chambers of commerce. These two pillars
of society are presented as a lever for more inclusive and stable governance.
2. Adhere to a simple
and transparent method
The union-employer coalition was praised by CARICOM
— Kenny Anthony, Perry Christie, Colin Granderson — for the clarity and transparency
of the negotiating protocol being developed. The ambition is to avoid the complexity
of multi-headed arrangements, which has too often paralysed public action. Each
step, each document — roadmap, political agreement, ToR Supervisory Board — aims
to ensure a methodology that is readable and accessible to all partners.
3.
Verify the representativeness of the proposed governance
Baker insists on legitimacy as a foundation. Here,
the question of the choice of a president — from the broader civil society or the
Court of Cassation — is at the heart of the debate. Trade unions and chambers of
commerce advocated collegial elections, ensuring broad representation, while CARICOM
stressed the need to ensure the mobilization of other stakeholders, including the
Group of 10 (political sector), employers' associations and organized civil society.
4.
Accelerate transmission and implementation
The coalition's strategy is to act quickly: updating
the calendar of activities, gradually transmitting drafts and documents to CARICOM,
and scheduling a next meeting later this week. International partners (USA, France,
Canada, OIF, Religion for Peace, BINUH) are invited to accompany the process as
observers and facilitators. This approach resonates strongly with the consensus
among the five proposals to move from planning to concrete action without unnecessary
delay.
5.
Guarantee monitoring and evaluation, refuse the status
quo
Finally, faithful to the fifth proposal, the participants
noted the permanence of the work, the regular submission of reports, and the establishment
of a technical committee responsible for summarizing the proposals and federating
the divergences. The inclusion of Laurent Saint-Cyr, a bridge between the CPT and
the employers' associations, attests to a desire to ensure traceability and coordination.
The meeting concluded with the promise of rigorous monitoring and constant monitoring
against any risk of stagnation.
The current meeting is part of a consensual negotiation
process which, without perfectly following the straight line of an ideal constitutional
path, nevertheless seeks to get closer to it. The compromises discussed represent
a slight inflection in relation to the strictly legal and institutional path recommended
by Baker, with the judge of cassation Jules Cantave as president. The effort remains
to reconcile the rigour of the law with the political and social constraints of
the moment. Even if we cannot yet speak of a "straight line" in the strict
sense, the principles put forward remain in deep resonance with Baker's recommendations:
the search for institutional simplicity, the union of essential political forces,
continuous dialogue between the main actors, the real representativeness of the
bodies set up, the capacity for concrete action and credible monitoring mechanisms.
The adjustments made in the context of the negotiations are aimed less at circumventing
these principles than at making them applicable in a particularly fragile context.
Thus, this step may seem modest, sometimes imperfect, and even slightly at an angle
to the ideal constitutional orthodoxy. But for many participants, it remains a source
of hope. This is a small step for Haiti, one that is still hesitant and negotiated,
but one that could, if consolidated and followed by coherent actions, become a big
step towards a stronger and more sustainable democratic stability
Contact Médias Patrick Prézeau Stephenson: Éditeur
manifeste1804@gmail.com
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Kilès nouye : Manifeste
L'Appel du Lambi - Unité et Action pour Haïti
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