La Candidature Inappropriée de la République Dominicaine à la Présidence du Comité des Droits de l'Homme de l'ONU
Patrick Prézeau Stephenson
et al., Collectif du Manifeste L'Appel du Lambi.
October 12, 2023
Introduction
La candidature de
la République dominicaine à la présidence du Comité des droits de l'homme des
Nations unies pour la période 2024-2026 a suscité de vives inquiétudes et
condamnations de la part de diverses organisations internationales et
communautés. Malgré les affirmations du gouvernement dominicain concernant son
engagement envers les droits de l'homme, la réalité sur le terrain raconte une
histoire différente. Cet essai examine de manière critique les nombreuses
violations des droits de l'homme perpétrées par la République dominicaine,
justifiant ainsi la position selon laquelle elle n'est pas apte à présider le
Comité des droits de l'homme de l'ONU.
Violations
systématiques des droits de l'homme
La République
dominicaine est accusée de violations systématiques des droits de l'homme,
notamment contre les Haïtiens et les personnes d'origine haïtienne résidant sur
son territoire. Les rapports d'organisations internationales réputées, y
compris les Nations unies, ont mis en lumière un schéma préoccupant de mauvais
traitements, d'extorsions, de vols, d'agressions sexuelles, de fouilles
injustifiées, de meurtres et d'expulsions arbitraires. Même les personnes
noires possédant des documents légaux ou la nationalité dominicaine ne sont pas
épargnées, créant un climat de peur et de discrimination.
Pratiques
racistes et discriminatoires
Les pratiques de
profilage racial et discriminatoires de la République dominicaine sont
profondément enracinées, affectant divers aspects de la vie, de l'éducation et
des soins de santé à l'emploi et aux services sociaux. Des milliers d'enfants
haïtiens se voient refuser leurs droits fondamentaux, notamment l'éducation et
les soins de santé, en raison des politiques racistes appliquées par le
gouvernement dominicain. Les travailleurs haïtiens légaux, contributeurs vitaux
à l'économie dominicaine, sont confrontés à des mauvais traitements, à des
salaires bas et même à la violence sur leur lieu de travail.
Violations
d'accords internationaux
De plus, les
actions de la République dominicaine témoignent d'un mépris flagrant pour les
accords et conventions internationaux. La décision unilatérale du gouvernement
de fermer les points de passage frontaliers et d'interrompre la construction
d'un canal, dont les deux nations ont des droits égaux selon les conventions
des Nations unies et le traité binational de 1929, illustre un mépris total du
droit international. La violation par la République dominicaine des
dispositions du traité a non seulement tendu les relations bilatérales, mais a
également eu un impact négatif sur la vie des populations des deux côtés de la
frontière.
Conclusion
Au vu de ces
graves violations des droits de l'homme, des pratiques discriminatoires et des
violations d'accords internationaux, il est évident que la République dominicaine
ne respecte pas les principes que le Comité des droits de l'homme des Nations
unies vise à promouvoir. La communauté internationale ne doit pas fermer les
yeux sur ces atrocités. En rejetant la candidature de la République dominicaine
à la présidence du Comité des droits de l'homme de l'ONU, la communauté
internationale peut défendre les principes fondamentaux des droits de l'homme
et œuvrer en faveur d'un monde plus juste et équitable. La responsabilité
incombe aux États membres de l'ONU de sauvegarder les principes
d'autodétermination et d'assister Haïti dans ses efforts continus pour
s'établir en tant que nation souveraine fondée sur les principes de LIBERTÉ,
ÉGALITÉ ET FRATERNITÉ.
Une pétition
contre les ambitions irréalistes de la République dominicaine suit. Merci de la
signer et de la partager dans vos réseaux.
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